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Archives de la catégorie ‘Presse’

Article :  » Loi de santé : les sages-femmes pourront réaliser des IVG médicamenteuses » ( Le Quotidien du Médecin.fr)

Sujets: Articles en ligne, Législation, Presse

 

 

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« Les enfants autistes ont plus de neurones et un cerveau plus gros » / Les Echos

Sujets: Presse

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« Les enfants autistes ont plus de neurones et un cerveau plus gros » / Les Echos

Les Echos note que « les enfants autistes ont plus de neurones et un cerveau plus gros que ceux qui ne souffrent pas de ce syndrome », selon une étude parue dans le Journal of the American Medical Association, menée par le Dr Eric Courchesne (Université de Californie, San Diego).
Le journal explique que « cette recherche préliminaire, qui a consisté en l’analyse post-mortem de cerveaux de 13 jeunes garçons âgés de deux à 16 ans, a révélé que les 7 garçons qui souffraient d’autisme avaient en moyenne 67% plus de neurones dans la région du cortex préfrontal ».
Le quotidien rappelle que « cette zone du cerveau est le siège de différentes fonctions cognitives supérieures comme le langage, la communication et le raisonnement, compétences intellectuelles les plus affectées par l’autisme ». Les Echos ajoute que « les chercheurs ont aussi déterminé que le poids du cerveau des autistes dans l’échantillon était 17,6% plus grand que celui des enfants normaux au même âge ».
Les auteurs écrivent que « cette étude est la première à mesurer quantitativement l’excès neuronal dans le cortex préfrontal et a confirmé la théorie selon laquelle une surabondance pathologique de neurones est présente dans des zones clé du cerveau à un très jeune âge chez les autistes ».
Le Dr Courchesne précise que « dans la mesure où ces neurones corticaux ne sont pas fabriqués après la naissance, l’accroissement anormal du nombre de neurones chez les enfants autistes est le signe d’un processus prénatal. La prolifération de ces neurones se fait entre la dixième et la vingtième semaine de gestation de manière exponentielle ».
Les Echos ajoute que « durant le troisième trimestre de grossesse et les premiers moments de la vie de l’enfant, environ la moitié de ces neurones sont, comme il se doit, éliminés dans un processus normal de mort cellulaire régulé. Un échec de ce processus clé du développement du fœtus et du jeune enfant créé apparemment un excès pathologique de neurones corticaux ».
Le Dr Courchesne conclut que « si de futures recherches peuvent expliquer la cause du nombre excessif de neurones cela fera bien avancer la compréhension de l’autisme et conduira peut-être à de nouveaux traitements ».

« Cellules souches embryonnaires : feu vert au premier essai clinique européen » / Les Echos, La Croix

Sujets: Presse

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« Cellules souches embryonnaires : feu vert au premier essai clinique européen » / Les Echos, La Croix

Les Echos fait savoir qu’« une entreprise américaine de biotechnologie va prochainement lancer le premier essai clinique en Europe réalisé à partir de cellules souches embryonnaires humaines dans l’espoir de trouver un traitement à une pathologie de la vue ».
Le journal explique que « l’entreprise Advanced Cell Technology (ACT) a annoncé que l’essai clinique aurait lieu à Londres, au Moorfields Eye Hospital, et porterait sur 12 patients atteints de la maladie de Stargardt, une forme de dégénérescence maculaire qui entraîne une certaine forme de cécité chez les jeunes ».
Les Echos note que « c’est aux Etats-Unis, en novembre 2010, qu’ACT a inauguré le premier essai clinique fait à partir de dérivés de cellules souches embryonnaires pour soigner cette dégénérescence de la vue. Jusqu’ici, seuls deux patients américains ont participé à cet essai ». Bob Lanza, responsable scientifique du laboratoire, déclare : « Nous sommes très contents des résultats et nous sommes en train de programmer deux nouveaux essais sur deux autres patients ».
Le journal précise que « les tests faits sur des rats par ACT ont montré une amélioration de la vue dans 100% des cas et ont permis à des souris de retrouver une vue « quasi-normale », sans effets secondaires. Si le traitement fonctionne sur les humains, le laboratoire espère élargir son marché à d’autres affections qui entraînent la dégénérescence maculaire ».
Les Echos note que « les cellules souches embryonnaires proviennent de l’embryon humain dans les tout premiers jours de développement. Pour de nombreux scientifiques, cette recherche représente le meilleur espoir de soigner des pathologies comme le diabète, la maladie de Parkinson, Alzheimer ou la paralysie des blessés de la moelle épinière ».
Le journal rappelle qu’« aux Etats-Unis comme en Europe, le débat idéologique fait rage. Les opposants estiment que la vie commence à la conception et s’opposent donc à toute recherche aboutissant à la destruction d’embryons. Dans sa loi de bioéthique révisée en février 2011, la France a entériné le maintien du principe de l’interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l’embryon et sur les cellules souches embryonnaires ».

« Alerte au «kit IVG» sur Internet » / Le Parisien, Le Figaro

Sujets: Presse

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« Alerte au «kit IVG» sur Internet » / Le Parisien, Le Figaro

Le Parisien fait savoir que « les autorités sanitaires alertent sur les dangers d’un médicament pour l’IVG nommé MTP Kit [pour Medical Termination of Pregnancy], disponible sur Internet [et fabriqué par une société anglaise]. La Direction générale de la Santé (DGS) et l’Afssaps ont transmis un communiqué, indiquant qu’il «s’agit d’un médicament illicite qui ne dispose d’aucune autorisation de mise sur le marché (AMM), ni d’autorisation d’importation sur le territoire français» ».
Le journal indique que « les tests établis par les laboratoires de l’Afssaps ont démontré que «sa composition est inadaptée» et expose ses utilisatrices «à un réel danger (échec de l’avortement, hémorragie, infection grave)» ».
Le quotidien cite Stéphane Lange, chef du département veille sanitaire à la direction et l’inspection des établissements de l’Afssaps, qui explique que le dosage des principes actifs misoprostol et mifépristone « est mensonger dans ce kit. Il est inférieur à ce qui est annoncé sur la notice ».
Le Parisien note que « les conséquences possibles sont dramatiques : un avortement «incomplet», qui risque de générer une infection, ainsi que des hémorragies très importantes ».
Stéphane Lange ajoute que « l’administration par voie vaginale [préconisée dans ce kit pour le comprimé de misoprostol] est tout à fait proscrite, dans la mesure où elle présente un risque infectieux très important ».
Le journal note que « les autorités françaises n’ont, pour l’heure, pas connaissance de Françaises ayant utilisé le MTP Kit », et conclut que « l’Afssaps et la DGS ont entamé une démarche qui pourrait entraîner une enquête pénale, en alertant les services de police spécialisés dans la cyberdélinquance ».

« Les cancers du sein en forte hausse au cours des 30 dernières années » / Les Echos

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« Les cancers du sein en forte hausse au cours des 30 dernières années » / Les Echos

Les Echos indique effet que « le nombre des cancers du sein a connu une forte hausse en 30 ans, avec une estimation de 640.000 nouveaux cas en 1980 et de 1,6 million en 2010 (+260%), dont la moitié dans des pays en voie de développement ».
Le journal précise que selon ce travail, paru dans le Lancet et réalisé à partir des « registres du cancer et des données sur les causes de décès dans 187 pays », « l’incidence du cancer du sein a augmenté dans toutes les régions du monde à un taux annuel de 3,1%, avec deux fois plus de cas chez les femmes de 15-49 ans des pays en développement que chez celles des pays développés ».
« La hausse des décès a été plus lente (1,8% par an) que celle des cas, passant de 250.000 en 1980 à 425.000 en 2010, dont 68.000 femmes de 15 à 49 ans dans les pays en développement », souligne le quotidien.
Les Echos note que « les chercheurs relèvent que ces hausses du nombre des cas s’expliquent notamment par la démographie et par le vieillissement de la population. Quant à l’augmentation moindre du nombre des décès, elle pourrait s’expliquer par l’extension du dépistage dans les pays en développement ».
Le journal relève par ailleurs qu’« au cours de la même période, l’incidence du cancer du col de l’utérus a aussi augmenté, mais à un rythme nettement moindre (+0,6% par an). Il y avait 378.000 nouveaux cas en 1980, et 425.000 en 2010, dont 76% dans les pays en développement ».
Le quotidien observe que « cette année-là, 200.000 femmes en sont mortes, soit une hausse annuelle du nombre des décès de 0,46%. 46.000 femmes en sont mortes dans les pays en développement ».

« Le bisphénol A augmente le poids de naissance des bébés » / Le figaro

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« Le bisphénol A augmente le poids de naissance des bébés » / Le figaro

Yves Miserey se penche dans Le Figaro sur une « étude épidémiologique sur l’impact des phénols qui va certainement faire du bruit ». Le journaliste rappelle que « ces substances dont le fameux bisphénol A présent encore l’an dernier dans les biberons en plastique sont en effet régulièrement accusées de perturber le système hormonal et le développement sexuel normal des enfants. Ils font partie de ce qu’on appelle les perturbateurs endocriniens ».
Yves Miserey indique ainsi qu’une étude de l’Inserm, publiée dans Environmental Health Perspectives, « montre que 96% des femmes enceintes de Bretagne et des régions de Nancy et de Poitiers sont contaminées par ces substances chimiques. Mais elle montre aussi que trois de ces produits chimiques modifient le poids des nouveau-nés de sexe mâle, ces molécules traversant la barrière placentaire ».
Le journaliste précise que « les recherches sont basées sur les deux cohortes mères-enfants françaises Eden et Pélagie destinées à étudier l’impact de l’environnement durant la grossesse », entre 2002 et 2006.
Yves Miserey note que « les chercheurs ont constaté une augmentation du poids des bébés et du périmètre crânien, d’autant plus marquée que le taux d’imprégnation est élevé. Les mesures ont été effectuées à partir de prélèvements urinaires par les CDC d’Atlanta. Ils sont légèrement supérieurs aux chiffres relevés dans les autres pays européens », observe le journaliste.
Le coordinateur de cette étude, Rémy Slama, de l’université de Grenoble, souligne toutefois que « ces résultats demandent à être confirmés. Il faut savoir ce qui se passe chez les filles. Mais ce que nous avons trouvé est cohérent: les perturbateurs interagissent avec le système endocrinien et adipeux ».
Yves Miserey ajoute qu’« un autre phénol, la benzophénone 3, est associé aussi avec une augmentation du poids de naissance des enfants. Cette substance est utilisée comme filtre anti-UV dans de nombreuses crèmes solaire ».
Le journaliste remarque en outre que « les dérivés du 1,4-dichlorobenzène », une molécule qui « était utilisée en France jusqu’en 2009 comme insecticide et déodorant, […] au lieu d’augmenter le poids des garçons à la naissance, le fait diminuer », ou encore note que concernant les phtalates, « aucune augmentation ou diminution de poids n’a été relevée ». Rémy Slama précise que « cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’effet sur les garçons. Chez les rongeurs, les phtalates provoquent des anomalies des organes reproducteurs ».
Yves Miserey indique enfin que « les résultats concernant les malformations génitales constatées chez 72 des bébés ne seront publiés que l’an prochain ».

« Contraception et risque thrombo-embolique » / BMJ, avril 2011

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« Contraception et risque thrombo-embolique » / BMJ, avril 2011

Bien que le risque d’accidents thrombo-emboliques veineux idiopathiques soit faible, il semble 3 fois supérieur sous contraceptif à base de drospirenone que sous pilule contenant du levonorgestrel. Des chercheurs épidémiologistes néozélandais et américains viennent de publier, dans le British Medical Journal, les résultats d’une étude cas témoin réalisée au sein d’une cohorte populationnelle de consultantes de médecins généralistes britanniques.

Alors que les risques d’accident thrombo-embolique majorés sont connus avec les contraceptifs oraux associant le desogestrel, le gestodene ou l’acétate de cyproterone, peu de données sont disponibles sur un nouveau progestatif : la drospirenone. A partir de la base de données de la « UK General Practice Research Database », les auteurs ont voulu étudier le risque thrombo-embolique chez les femmes traitées par drospirenone.
Entre mai 2002 et septembre 2009, les femmes âgées de 15 à 44 ans, qui ne présentaient pas de facteurs de risque de thrombose et qui commençaient une contraception par voie orale à base de 30µg d’œstrogène associé soit à de la drospirenone, soit à du levonorgestrel ont été incluses aux analyses.
Au total, le risque d’accidents thrombo-embolique, ajusté sur la masse corporelle, était 3,3 fois plus élevé chez les femmes sous drospirenone. Le taux d’incidence brut d’accident thrombo-embolique était de 23,0 pour 100 000 femme-années (IC95%= [13,4 ; 36,9]) pour les femmes prenant de la drospirenone et 9,1 (IC95%= [6,6 ; 12,2]) chez celles traitées par levonorgestrel. L’indication, la durée du traitement (1ère utilisation ou prescription itératives) et les facteurs confondants ne semblaient pas être à l’origine de cette différence.
Pour conclure, les auteurs soulignent la nécessité de réaliser une revue de la littérature pour confirmer ces résultats.

Dr Caroline Puech

Références :
Parkin L, Sharples K, Hernandez RK, Jick SS.
Risk of venous thromboembolism in users of oral contraceptives containing drospirenone or levonorgestrel: nested case-control study based on UK General Practice Research Database.
BMJ. 2011 Apr 21;342:d2139.
[Retrouvez l’abstract en ligne]

« Une protéine clé dans l’infertilité masculine »/ Sciences et Avenir, juillet 2011

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« Une protéine clé dans l’infertilité masculine »/ Sciences et Avenir, juillet 2011

Sciences et Avenir indique en effet que « l’absence d’une protéine dans les spermatozoïdes de certains hommes explique plusieurs cas d’infertilité incompris jusqu’alors ».
Le magazine explique qu’il s’agit de la protéine DEFB126 : « Le sperme des hommes qui présentent deux gènes défectueux codant pour DEFB126, a une apparence normale sous un microscope et les spermatozoïdes semblent s’y déplacer normalement. Mais ils sont beaucoup moins dynamiques lorsqu’ils sont placés dans un gel artificiel mimant la glaire cervicale. Cette protéine permettrait également aux spermatozoïdes de masquer leur statut d’étranger face au système immunitaire de la femme », poursuit Sciences et Avenir.
Le magazine indique que des chercheurs américains et chinois menés par Gary Cherr, de l’université de Californie-Davis (Etats-Unis), « ont constaté que de nombreux hommes portent un gène défectueux pour DEFB126 et une enquête sur des échantillons provenant des États-Unis, du Royaume-Uni et de Chine a montré que près d’un quart des hommes dans le monde entier portent deux copies du gène défectueux – ce qui peut affecter de manière significative leur fertilité ».
Sciences et Avenir note ainsi que « les chercheurs ont pu évaluer les effets de cette mutation sur un groupe de couples essayant de concevoir un enfant. Ils ont trouvé une diminution statistiquement significative du nombre de grossesses chez les couples où l’homme portait deux copies du gène défectueux DEFB126. Ces couples ont près de 30% moins de chance d’avoir un bébé sur une période de 2 ans ».
Le mensuel souligne que « pour le moment, il est trop tôt pour pouvoir affirmer que cette mutation affecte durablement la capacité de reproduction des hommes. […] Beaucoup d’hommes, porteurs de deux gènes défectueux, semblent surmonter cette situation sans trop de problèmes. D’autres facteurs, comme la forme, le nombre ou la mobilité des spermatozoïdes, peuvent les aider à fertiliser l’ovule ».
Le magazine conclut que « pour les couples qui ont du mal à concevoir, les auteurs estiment qu’un simple test pourrait éviter des explorations plus couteuses si l’on se rend compte dès le début que l’homme est porteur de la double mutation. Auquel cas, un traitement avec un gel restaurant la protéine à l’entrée du tractus génital pourrait s’avérer suffisant ».

« Un diabète d’origine maternelle ? » / Pour la science, juillet 2011

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« Un diabète d’origine maternelle ? » / Pour la science, juillet 2011

Pour la Science s’interroge : « Et si le syndrome métabolique, incluant l’obésité, le diabète et l’hypertension, était en partie dû à ce que mange la mère pendant la grossesse ? ».
Le mensuel note que « des études épidémiologiques ont montré que l’environnement intra-utérin, en particulier l’alimentation maternelle, participait à ce syndrome chez l’homme adulte. Restait à trouver des preuves biologiques du lien entre ces troubles et l’alimentation maternelle ».
Pour la Science fait savoir que « des biologistes de l’Unité de nutrition humaine, à Clermont-Ferrand, de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière et de l’Institut Cochin, à Paris, les ont obtenues chez la souris ». (C. Jousse et al., Perinatal undernutrition affects the methylation and expression of the leptin gene in adults : implication for the understanding of metabolic syndrome, The FASEB Journal, doi: 10.1096/fj.11-181792)
Le magazine explique que les chercheurs « ont soumis des souris gestantes soit à un régime normal (une alimentation contenant soit 22% de protéines), soit à un régime pauvre en protéines (10% de protéines). Les petits ont «subi» les régimes de leur mère du premier jour de gestation jusqu’au sevrage, puis ils ont reçu une alimentation normale ».
Pour la Science indique qu’« arrivés à l’âge adulte, les souriceaux dont les mères avaient une alimentation pauvre en protéines présentent un équilibre métabolique paradoxal : ils ont un poids plus faible que les souriceaux «normaux», mais ils mangent plus qu’eux ».
Le mensuel précise que ce « régime alimentaire pauvre en protéines durant la gestation et l’allaitement modifie chez les souriceaux l’expression du gène de la leptine, une hormone impliquée dans le métabolisme », qui « participe à l’équilibre alimentaire en contrôlant le métabolisme énergétique et l’appétit ».
Pour la Science retient qu’une « modification dite épigénétique perturbe l’expression normale du gène de la leptine et l’équilibre métabolique des souriceaux. Ainsi, une différence de régime alimentaire des mères peut engendrer des modifications de l’expression des gènes des petits, sans que les gènes ne soient mutés. […] Les conséquences à long terme sont dans ce cas néfastes, et pourraient se transmettre à la descendance ; mais ce dernier point reste à vérifier ».

« Une mère prête à donner son utérus à sa fille » / Le Figaro, le 16 juin 2011

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« Une mère prête à donner son utérus à sa fille » / Le Figaro, le 16 juin 2011

Le Figaro annonce en effet qu’« en Suède, une équipe médicale envisage de greffer l’utérus d’une mère [de 56 ans] sur sa fille [de 25 ans], qu’une malformation empêche d’enfanter. Un geste qui conduirait à une situation encore jamais vue, la jeune femme portant son enfant dans l’utérus où elle-même s’est développée bébé ».
Le journal explique que la jeune femme « souffre du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une maladie rare qui empêche les organes reproducteurs de se développer. Dans le cas où la greffe d’utérus de sa mère prendrait, elle pourrait recourir à une fécondation in vitro avec un de ses ovules et le sperme de son mari. L’accouchement se ferait obligatoirement par césarienne. L’utérus serait retiré au bout de 2 à 3 ans, pour éviter les complications ».
Le Figaro précise que les deux femmes « ne sont pas les seules candidates à cette opération. Selon l’équipe médicale qui travaille sur la greffe d’utérus en Suède, dix «couples», pour la plupart des mères avec leur fille, sont à l’étude ».
« Jusqu’ici, la greffe d’utérus sur une femme n’a été réalisée qu’une fois, en Arabie saoudite en 2002, entre deux patientes sans lien de parenté. Mais l’organe avait dû être retiré 14 semaines plus tard, après la formation de caillots de sang », rappelle en outre le quotidien.
Le journal note que « l’équipe du Dr Mats Bränström, à l’hôpital universitaire Sahlgrenska de Göteborg, travaille depuis 10 ans sur ce type de transplantation, très risquée et plus complexe qu’une greffe de cœur, de foie ou de rein. Selon lui, le don d’organe d’une mère à sa fille ne peut avoir «que des avantages car elles ont des tissus plus similaires et il y a donc moins de risques de rejet» ».
Le Figaro relève cependant que « le peu de recul sur cette opération et ses chances de succès – les tentatives sur des animaux comme les lapins et les souris n’ont pas débouché sur des naissances – a conduit certaines voix à juger le projet du Dr Bränström comme trop précipité. S’ajoutent aussi des questions éthiques, compte tenu de l’étrange situation que ce don crée pour l’enfant à naître ».