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« Cellules souches embryonnaires : feu vert au premier essai clinique européen » / Les Echos, La Croix

Sujets: Presse

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« Cellules souches embryonnaires : feu vert au premier essai clinique européen » / Les Echos, La Croix

Les Echos fait savoir qu’« une entreprise américaine de biotechnologie va prochainement lancer le premier essai clinique en Europe réalisé à partir de cellules souches embryonnaires humaines dans l’espoir de trouver un traitement à une pathologie de la vue ».
Le journal explique que « l’entreprise Advanced Cell Technology (ACT) a annoncé que l’essai clinique aurait lieu à Londres, au Moorfields Eye Hospital, et porterait sur 12 patients atteints de la maladie de Stargardt, une forme de dégénérescence maculaire qui entraîne une certaine forme de cécité chez les jeunes ».
Les Echos note que « c’est aux Etats-Unis, en novembre 2010, qu’ACT a inauguré le premier essai clinique fait à partir de dérivés de cellules souches embryonnaires pour soigner cette dégénérescence de la vue. Jusqu’ici, seuls deux patients américains ont participé à cet essai ». Bob Lanza, responsable scientifique du laboratoire, déclare : « Nous sommes très contents des résultats et nous sommes en train de programmer deux nouveaux essais sur deux autres patients ».
Le journal précise que « les tests faits sur des rats par ACT ont montré une amélioration de la vue dans 100% des cas et ont permis à des souris de retrouver une vue « quasi-normale », sans effets secondaires. Si le traitement fonctionne sur les humains, le laboratoire espère élargir son marché à d’autres affections qui entraînent la dégénérescence maculaire ».
Les Echos note que « les cellules souches embryonnaires proviennent de l’embryon humain dans les tout premiers jours de développement. Pour de nombreux scientifiques, cette recherche représente le meilleur espoir de soigner des pathologies comme le diabète, la maladie de Parkinson, Alzheimer ou la paralysie des blessés de la moelle épinière ».
Le journal rappelle qu’« aux Etats-Unis comme en Europe, le débat idéologique fait rage. Les opposants estiment que la vie commence à la conception et s’opposent donc à toute recherche aboutissant à la destruction d’embryons. Dans sa loi de bioéthique révisée en février 2011, la France a entériné le maintien du principe de l’interdiction, avec dérogations, de la recherche sur l’embryon et sur les cellules souches embryonnaires ».

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