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« Une protéine clé dans l’infertilité masculine »/ Sciences et Avenir, juillet 2011

Sujets: Presse

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« Une protéine clé dans l’infertilité masculine »/ Sciences et Avenir, juillet 2011

Sciences et Avenir indique en effet que « l’absence d’une protéine dans les spermatozoïdes de certains hommes explique plusieurs cas d’infertilité incompris jusqu’alors ».
Le magazine explique qu’il s’agit de la protéine DEFB126 : « Le sperme des hommes qui présentent deux gènes défectueux codant pour DEFB126, a une apparence normale sous un microscope et les spermatozoïdes semblent s’y déplacer normalement. Mais ils sont beaucoup moins dynamiques lorsqu’ils sont placés dans un gel artificiel mimant la glaire cervicale. Cette protéine permettrait également aux spermatozoïdes de masquer leur statut d’étranger face au système immunitaire de la femme », poursuit Sciences et Avenir.
Le magazine indique que des chercheurs américains et chinois menés par Gary Cherr, de l’université de Californie-Davis (Etats-Unis), « ont constaté que de nombreux hommes portent un gène défectueux pour DEFB126 et une enquête sur des échantillons provenant des États-Unis, du Royaume-Uni et de Chine a montré que près d’un quart des hommes dans le monde entier portent deux copies du gène défectueux – ce qui peut affecter de manière significative leur fertilité ».
Sciences et Avenir note ainsi que « les chercheurs ont pu évaluer les effets de cette mutation sur un groupe de couples essayant de concevoir un enfant. Ils ont trouvé une diminution statistiquement significative du nombre de grossesses chez les couples où l’homme portait deux copies du gène défectueux DEFB126. Ces couples ont près de 30% moins de chance d’avoir un bébé sur une période de 2 ans ».
Le mensuel souligne que « pour le moment, il est trop tôt pour pouvoir affirmer que cette mutation affecte durablement la capacité de reproduction des hommes. […] Beaucoup d’hommes, porteurs de deux gènes défectueux, semblent surmonter cette situation sans trop de problèmes. D’autres facteurs, comme la forme, le nombre ou la mobilité des spermatozoïdes, peuvent les aider à fertiliser l’ovule ».
Le magazine conclut que « pour les couples qui ont du mal à concevoir, les auteurs estiment qu’un simple test pourrait éviter des explorations plus couteuses si l’on se rend compte dès le début que l’homme est porteur de la double mutation. Auquel cas, un traitement avec un gel restaurant la protéine à l’entrée du tractus génital pourrait s’avérer suffisant ».

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