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« Une mère prête à donner son utérus à sa fille » / Le Figaro, le 16 juin 2011

Sujets: Presse

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« Une mère prête à donner son utérus à sa fille » / Le Figaro, le 16 juin 2011

Le Figaro annonce en effet qu’« en Suède, une équipe médicale envisage de greffer l’utérus d’une mère [de 56 ans] sur sa fille [de 25 ans], qu’une malformation empêche d’enfanter. Un geste qui conduirait à une situation encore jamais vue, la jeune femme portant son enfant dans l’utérus où elle-même s’est développée bébé ».
Le journal explique que la jeune femme « souffre du syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH), une maladie rare qui empêche les organes reproducteurs de se développer. Dans le cas où la greffe d’utérus de sa mère prendrait, elle pourrait recourir à une fécondation in vitro avec un de ses ovules et le sperme de son mari. L’accouchement se ferait obligatoirement par césarienne. L’utérus serait retiré au bout de 2 à 3 ans, pour éviter les complications ».
Le Figaro précise que les deux femmes « ne sont pas les seules candidates à cette opération. Selon l’équipe médicale qui travaille sur la greffe d’utérus en Suède, dix «couples», pour la plupart des mères avec leur fille, sont à l’étude ».
« Jusqu’ici, la greffe d’utérus sur une femme n’a été réalisée qu’une fois, en Arabie saoudite en 2002, entre deux patientes sans lien de parenté. Mais l’organe avait dû être retiré 14 semaines plus tard, après la formation de caillots de sang », rappelle en outre le quotidien.
Le journal note que « l’équipe du Dr Mats Bränström, à l’hôpital universitaire Sahlgrenska de Göteborg, travaille depuis 10 ans sur ce type de transplantation, très risquée et plus complexe qu’une greffe de cœur, de foie ou de rein. Selon lui, le don d’organe d’une mère à sa fille ne peut avoir «que des avantages car elles ont des tissus plus similaires et il y a donc moins de risques de rejet» ».
Le Figaro relève cependant que « le peu de recul sur cette opération et ses chances de succès – les tentatives sur des animaux comme les lapins et les souris n’ont pas débouché sur des naissances – a conduit certaines voix à juger le projet du Dr Bränström comme trop précipité. S’ajoutent aussi des questions éthiques, compte tenu de l’étrange situation que ce don crée pour l’enfant à naître ».

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