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« Diagnostic préimplantatoire : de trop longs délais d’attente »/ Le Figaro, 25 mai 2011

Sujets: Presse

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« Diagnostic préimplantatoire : de trop longs délais d’attente »/ Le Figaro, 25 mai 2011

Le Figaro fait savoir qu’« hier, le Pr René Frydman (Hôpital Antoine-Béclère, Clamart) a présenté un bilan contrasté de son expérience avec le diagnostic préimplantatoire devant l’Académie de médecine ».

Le journal résume ainsi : « Côté pile, une technique «efficace et fiable» qui a permis, depuis 10 ans en France, la naissance de centaines d’enfants en bonne santé. Côté face, un manque chronique de moyens, qui conduit à des délais d’attente de 18 mois voire 2 ans ».
Le quotidien rappelle que « seuls trois centres, situés à Montpellier, Strasbourg et Paris, sont agréés pour le pratiquer. En 10 ans, l’équipe de René Frydman a ainsi reçu 1 889 demandes, et 1 208 couples ont été finalement acceptés pour une prise en charge en DPI ».
Le Pr Frydman a cependant précisé que « le 31 décembre 2009, seulement 1 081 couples avaient pu être reçus en consultation multidisciplinaire après un délai d’attente moyen de plus de 18 mois. Cette durée d’attente extrêmement longue peut expliquer cette perte ».
Le Figaro relève que « dans ce centre, le DPI a permis la naissance de 180 enfants indemnes de la maladie génétique familiale, et ce sans aucune erreur de diagnostic. À l’échelle nationale, le nombre de naissances après DPI dépasserait les 300 ».
Le quotidien observe que « depuis ses débuts, les performances de cette technique se sont nettement améliorées. De plus, grâce aux progrès de la génétique, elle peut être proposée dans un nombre croissant de pathologies. Le service de Clamart est ainsi désormais en capacité de réaliser un DPI pour plus de 75 pathologies moléculaires ».
« Des technologies de pointe et des succès qui contrastent avec le mode de fonctionnement encore quasi «artisanal», selon le Pr Frydman, des centres de DPI », poursuit le journal. Le gynéco-obstétricien a déclaré que « du fait d’un nombre croissant de demandes, l’attente ne cesse de s’allonger. La durée totale de la prise en charge se situe désormais autour de 4 ans. Et nous ne pouvons effectuer que trois tentatives au lieu de quatre pour les FIV habituelles ».
« Il faudrait une vraie réflexion autour de la génétique de la reproduction, avec un plan qui tienne la route pour les 5 à 10 prochaines années », a ajoute René Frydman.
Le Figaro note enfin que « l’Académie de médecine a plaidé, de son côté, pour une recherche «pour» l’embryon et pas seulement «sur» l’embryon. Elle souhaiterait d’ailleurs un statut de «l’embryon patient» ».

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