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« Peut-on prévenir la prématurité ? » / La Croix, 19 avril 2011

Sujets: Presse

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« Peut-on prévenir la prématurité ? » / La Croix, 19 avril 2011

La Croix constate dans son cahier « sciences et éthique » que « chaque année, 50 000 enfants naissent prématurément en France, un chiffre en constante augmentation. Complexité du phénomène, manque de moyens pour la recherche : en dépit d’enjeux sanitaires majeurs, la prévention n’est pas aisée », observe le journal.
Le quotidien explique notamment que « de grands progrès ont été réalisés ces dernières années en néonatalogie, permettant la survie d’enfants nés à 5 mois de grossesse, pesant parfois moins de 600 grammes », mais rappelle que « le risque de séquelles à long terme n’est pas négligeable ».
La Croix revient ainsi sur l’enquête Epipage 1 de l’Inserm, qui « montre que 40% [des grands prématurés] présentent des troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs plus ou moins sévères ».
« L’idéal serait donc de prévenir la prématurité. […] En réalité, les médecins sont peu armés pour l’enrayer, car ce phénomène est complexe et multifactoriel », note le journal. Le quotidien précise qu’« il faut distinguer » prématurité spontanée et prématurité induite, et note que « le véritable enjeu, c’est d’agir en amont, en identifiant les femmes à risques. […] Ce n’est pas une mince affaire ».
La Croix aborde un « autre enjeu : mieux suivre les femmes précaires », précisant que « 25% des femmes sans ressources ou vivant d’aides sociales ont eu une hospitalisation prénatale ».
Le journal se demande enfin : « Doit-on réanimer tous les grands prématurés ? », et interroge le Pr Pierre-Henri Jarreau (service de médecine néonatale de Port-Royal, Paris), qui déclare qu’« avant 26 semaines d’aménorrhée, on agit au cas par cas ». Le Pr Olivier Claris (service de néonatalogie de l’Hôpital femme, mère, enfant, à Lyon) indique pour sa part : « Dès 24 semaines d’aménorrhée, nous faisons le choix de réanimer ».

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